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Gébé, on arrête tout, on réfléchit

  • Dans la bande dessinée L’An 01, Gébé avait imaginé au tournant de 1970 un moment historique fort singulier : soudain, «  on arrête tout, on réfléchit…  ». Dans quel but ? Prendre le temps de redéfinir nos besoins et, en conséquence, déterminer ce qu’il faut produire pour les satisfaire. Revoir nos aspirations et nos désirs, revisiter de fond en comble le régime de production des biens et produits. Examiner nos vies, les reprendre en main. Et de poursuivre par un «  et c’est pas triste  », comme on peut s’en apercevoir dans le film du même nom réalisé par Jacques Doillon. On y découvrait les formes revêtues par cette utopie aux accents de fable écologique, et dans laquelle était prônée avant l’heure une sorte de décroissance joyeuse et décomplexée. La même année, en 1972, ce ne sont pas des artistes et des saltimbanques mais des industriels et des scientifiques réunis sous l’égide du Club de Rome qui, s’appuyant sur le rapport Meadows, amenaient les journalistes de télévision et une partie de la classe politique à questionner l’utilité de la croissance économique. À l’heure où nous assistons, sidérés, à une paralysie inédite de l’économie, où la production et la consommation se sont effondrées en raison du confinement des populations, n’est-ce pas le moment de remettre au goût du jour bon nombre de ces questionnements ?

     

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Voir aussi…
  • À propos du film

    À la fin des années 60, Gébé, l’un des dessinateurs historiques du journal Hara-Kiri (à l’origine de Charlie Hebdo, de La Gueule ouverte, «  le journal (...)